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Enrichissement du milieu d'un perroquet...


Enrichissement du milieu d'un perroquet...

et du chacha...

 

Nos animaux domestiques vivent parfois dans un environnement confiné où il leur est difficile d'exprimer les comportements propres de leur espèce. Or cette limite dans l'expression des comportements naturels peut mettre en péril le bien-être de nos compagnons (Brambell, 1965).

 On parle d'aménagement de l'environnement lorsqu'on modifie le milieu animé ou inanimé d'un animal. C'est lorsque ces aménagements apportent une amélioration factuelle des conditions de vie d'UN INDIVIDU que l'on parle d' ENRICHISSEMENT du milieu de vie ( Newberry, 1995).

De très nombreuses modalités d'aménagement peuvent être envisagées: modification de la distribution de nourriture, des jeux, des interactions, etc...
Les aménagement de l'environnement auditif sont bien souvent propres à une espèce. 






Dans cette vidéo, des chants d'oiseaux (aménagement) semblent recevoir une réponse comportementale positive chez cette perroquet Gris du Gabon (enrichissement).

Mais le chacha profite aussi de ces stimulations auditives... même si cela a vraisemblablement une signification différente: il est en position ramassée, "caché" derrière une poutre, les pupilles sont dilatées. Il est possible que ces sons stimulent certains instinct de prédation. 

En revanche...pourquoi est-ce que Chacha cherche du regard des oiseaux à l'opposé de la source sonore (0'38) ?? ça c'est un mystère du cerveau de Chacha.


A. BOUVRESSE
(Chacha et Fiona)


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Un Boston terrier "agressif" chez le vétérinaire


 Désensibilisation à la consultation vétérinaire.


Par certaines expériences traumatisantes, certains chiens (et chats) présentent des réactions de peurs chez le vétos. Certains parlent de phobies, on préfère le terme de sensibilisation. Ces manifestations peuvent être très violentes selon le tempérament du chien et la contrainte imposée. Ce chien, chez son vétérinaire habituel, commence à trembler avant de passer la porte du cabinet et attaque violemment à chaque prise de contact!!

Voici la première séance d'un Boston Terrier de 5 ans! Objectif: piqure sous cutanée sans contrainte dans 3 séances! Méthode: nouveaux apprentissages associatifs dans un contexte favorable. Processus: habituation!







             avarefuge76.com






Dr Antoine BOUVRESSE



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La stimulation Neurologique Précoce (ENS)

 

 

La stimulation Neurologique Précoce 

(Early Neurological Stimulation)

Traduction de l'article du Dr Carmen BATTAGLIA.



Aussi étonnant que cela puisse paraître, les aptitudes n'expliquent pas à elles seules les différences entre individus, car un grand nombre d'entre eux semblent avoir bien plus de capacités qu'ils n'en utiliseront jamais. Les différences qui existent entre les individus semblent liés à quelque chose d'autre. Ceux qui surpassent les autres semblent avoir en eux la capacité d'utiliser des ressources cachées. En d'autres termes, c'est ce qu'ils sont capables de faire avec ce qu'ils ont qui fait la différence.

Dans de nombreuses conduites d'élevage, tout le processus de sélection et de gestion est basé sur la croyance que les performances sont héréditaires. De grands noms de la science comme Charles Darwin et Francis Galton ont essayé d'analyser les bases génétiques de ces performances de manière globale. Mais c'est seulement depuis ces dernières décennies que l'estimation de l'héritabilité des performances se base sur des données valides. Cunningham (1991), dans son étude sur les chevaux, montre que pour quantifier la transmission des performances, il faut utiliser les données du Timeform (Publication britannique qui recense les performance des chevaux de course sur l'année, N.D.T.) et les mesures effectuées sur des groupes de chevaux composés de demi-frères et de demi-soeurs. Ces données montrent une héritabilité des performances pour la course de 35%. En d'autres termes, seules 35% des variations observables dans les performances à la course sont dues à des facteurs hérités, les 65% restantes sont attribuées à l'entrainement, la gestion et la nutrition.  Bien que limité aux chevaux, le travail de Cunningham fourni une bonne base pour comprendre ce que les éleveurs peuvent attendre de la génétique et des pedigrees.

Les chercheurs ont étudié ces phénomènes d'héritabilité et ont cherché de nouvelles manières de stimuler les individus pour qu'ils utilisent au mieux leurs capacités.Certaines de ces méthodes ont produit des effets à long terme chez les animaux. Aujourd'hui, une grande partie des différences inter-individuelles peuvent être expliquées par l'utilisation de méthodes de stimulation précoce.


INTRODUCTION

Depuis des centaines d'années, l'homme a utilisé de nombreuses méthodes pour améliorer les performances des animaux domestiques. Certaines de ces méthodes sont encore d'actualité, d'autres n'ont pas passé l'épreuve du temps. Les premiers à s'être intéressé à ce sujet pensaient que le plus jeune âge était la période la plus important pour les stimulations car la croissance et le développement y sont rapide. Aujourd'hui nous savons que pendant le jeune âge, l'organisme immature est susceptible de recevoir et de répondre à un certain nombre de stimuli bien définis. Beaucoup d'études sont orientées vers les premiers mois de vie car on sait qu'ils sont déterminants pour un individu.

Ils existe de nombreuses différences entre les chiots nouveaux nés et les chiens adultes. A la naissance, leurs yeux sont fermés et leur système digestif immature requiert des stimulations régulières de leur mère qui les lèche pour favoriser la digestion. A cet age, ils sont uniquement capables de sentir les odeurs, de téter et de se déplacer en rampant. La température corporelle est maintenue en restant au contact de la mère ou des autres chiots de la portée. Pendant ces quelques premières semaine d'immobilité, les chercheurs ont montré que ces chiens immatures et sous-développés étaient sensibles à des types restreints de stimuli comme les stimulations tactiles ou thermiques, les mouvements et les déplacements.

D'autres mammifères, comme le rat ou la souris naissent avec des capacités limitées et ont, eux aussi, montré une sensibilité similaire aux effets de la stimulation précoce. Des études ont montré qu'en retirant les nouveaux nés du nid pour une durée de 3 minutes pendant les 5 à 10 premiers jours de vie, on crée une hypothermie. Cette forme de stress modéré suffit à stimuler les systèmes hormonaux, adrénergiques et pituitaires. Ces individus, une fois adultes, sont testés et sont plus aptes à supporter le stress que les individus de la même portée qui n'ont pas été exposés aux exercices de stress précoce. En effet, en tant qu'adultes, il répondent au stress de manière graduelle, alors que les adultes non précocement stressés de la fratrie répondent de manière "binaire".
 [...]

L'armée américaine, dans son programme cynotechnique a développé une méthode qui sert toujours de référence pour ces travaux. Afin d'améliorer les performance des chiens militaires, un programme baptisé "Bio Sensor" a été mis en place. Plus tard, il a été connu du grand public en tant que Programme "Super Dog". Basé sur de nombreuses années de recherche, l'armé a appris que les exercices de stimulation neurologique précoce pouvait avoir des effets importants et durables. Leurs études ont confirmé qu'il existe des périodes précoces durant lesquelles la stimulation neurologique donne des résultats optimum.
La première période dure du 3ème jour de vie jusqu'au 16ème jour. On pense que c'est parce que c'est une période de croissance et de développement neurologique rapide qu'elle est si importante pour l'avenir des chiots.

Le programme "Bio Sensor" avait déjà commencé à étudier le stimulation neurologique précoce pour conférer aux chiens de meilleures performances. Il est composé de 6 exercices conçus pour stimuler le système neurologique. Chacun de ces exercices doit être effectué aux chiots une fois par jour. Ils doivent être manipulés chacun à leur tour pour effectuer une série de 5 exercices. Chaque série doit être accomplie entièrement avant de commencer la manipulation d'un autre chiot.

La manipulation quotidienne de chaque chiot est composée des exercices suivants:







1) Stimulation tactile: (entre les orteils): prendre le chiot dans une main, le manipulateur stimule doucement (chatouille) le chiot entre les orteils d'une des pattes avec un coton-tige. Il n'est pas nécessaire de voir le chiot ressentir les stimulations. Durée de la stimulation: 3 à 5 secondes.











2) Tête portée droite: avec les deux mains, le chiot est porté perpendiculaire au sol (debout) pour que sa tête soit portée verticalement à ses fesses. Durée de la stimulation: 3 à 5 secondes.














3) Tête vers le bas: en tenant fermement le chiot à deux mains, la tête est basculée vers le bas pour être orientée vers le sol. Durée de la stimulation: 3 à 5 secondes.











4) Position couchée: porter le chiot de manière à ce que son dos soit contre la paume des deux mains, museau pointé vers le plafond. Le chiot est autorisé à dormir pendant qu'il est sur le dos. Durée de la stimulation: 3 à 5 secondes.












5) Stimulation thermique: utiliser une serviette humide qui aura été refroidie dans un réfrigérateur pendant au moins 5 minutes. Placer le chiot sur la serviette, sur le ventre. Ne pas restreindre ses mouvements. Durée de la stimulation: 3 à 5 secondes.










Ces 5 exercices vont produire des stimulations neurologiques car aucun d'entre eux n'est naturellement présent à cette age précoce. L'expérience montre que parfois, les chiots résistent aux manipulations, alors que d'autres semblent s'en désintéresser. Dans les deux cas, les précautions suivantes s'imposent:

Les exercices ne doivent pas être répétés plus d'une fois par jour et la durée recommandée pour chaque exercice. Une sur-stimulation du système nerveux peut avoir des effets inverses et délétères. Ces exercices influencent le système nerveux central en le mettant en action avant ce qui serait normalement attendu. Le résultat est une augmentation des capacités et des performances à l'age adulte. Ceux qui jouent et manipulent régulièrement leurs chiots peuvent garder ces habitudes car la stimulation neurologique précoce ne se substitue pas aux manipulation courantes, aux jeux et autres caresses.

Les bénéfices de la stimulation:

 

5 effets bénéfiques ont été observés chez les chiens qui ont été exposés aux exercices de stimulation du programme "Bio Sensor".

1) Des performances cardio-vasculaires améliorées (Fréquence cardiaque)
2) Un battement cardiaque plus fort (contractilité: N.D.T)
3) Des glandes surrénales plus performantes
4) Une plus grande tolérance au stress
5) Une meilleur résistance aux maladies infectieuses

Dans les épreuves d'apprentissage, les chiots stimulés sont plus actifs et plus explorateurs que les chiots de la même portée qui n'ont pas été stimulés, vis-à-vis desquels ils sont dominants dans des situations de compétition.

Des effets secondaires ont également été notés dans les tests de performance. Dans un labyrinthe, les chiots non stimulés sont plus agités, pleurent, et font de nombreuses erreurs. Les chiots stimulés de la même portée sont moins perturbés par les conditions expérimentales, sont plus calmes, font moins d'erreurs et n'émettent qu'occasionnellement des vocalisations de stress.

Conclusion

Les éleveurs peuvent désormais utiliser les connaissances disponibles pour améliorer les performances de leurs chiots. Généralement, la génétique représente 35% des performances, mais les 65% restant (entrainement, gestion et nutrition) peuvent faire la différence. Concernant la gestion des portées, les éleveurs doivent éviter à tout prix autant l'hypo que l'hyper stimulation. Plutôt que d'ignorer les chiots pendant leurs 2 premiers mois de vie, une approche alternative serait de les exposer à des enfants, des adultes, des jouets et d'autres animaux régulièrement. Les manipuler et toucher toute les parties de leur corps est également une partie nécessaire de leur éducation qui peut débuter dès le 3ème jour. Les chiots qui sont manipulés précocement et régulièrement sont généralement tolérants à la manipulation.

La sous-stimulation des chiots comporte de nombreux risques. Une approche prudente de l'utilisation des avantages des trois techniques (stimulation neurologique précoce, socialisation et enrichissement) a été proposée en se basant principalement sur les études d'Arskeusky, Kellogg, Yearkes et sur le programme "Bio Sensor" (connu plus tard comme le Programme "Super Dog ").

La recherche autant que l'expérience ont démontré les effets bénéfiques de la stimulation neurologique précoce, de la socialisation, et des enrichissements de l'environnement. Chacun de ces procédés a été utilisé pour améliorer les performances et pour expliquer les différences entre individus, leurs capacités à l'entrainement, leur santé, leur potentiel. L'effet cumulatif de ces 3 étapes de maturation est bien documenté. Lorsqu'ils sont correctement utilisés, ces procédés servent au mieux les intérêts du maître qui recherche un haut niveau de performance. Chacun a un effet cumulatif et contribue au développement et au potentiel d'un individu.



Bibliographie: 

• Battaglia, CL, «Loneliness and Boredom" Doberman Quarterly, 1982
• Kellogg, WN & Kellogg The Ape and the Child, New York: McGraw Hill
• Scott et Fuller, (1965) Dog Behavior-The Genetic Basics, University Chicago Press
• Scott, J.P., Ross, S., A.E. et King D.K. (1959) The Effects of Early Enforced Weaning
Behavior of Puppies, J. Genetics Psychologue, p 5: 261-81.


Article du Dr Carmen BATTAGLIA: "Early Neurological Stimulation"

Traduit par Dr A. BOUVRESSE



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Killer Cat attaque un malinois

 

Un chat tueur de chiens attaque un malinois!!


Juste un courte vidéo de mon sale chat... une journée sans sortir...et le voilà transformé en chat d'attaque!!! C'est de ma faute, il n'avait pas eu sa dose de papillons aujourd'hui....




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Médecine des collectivités: Stress , immunité et pathologies 1/2



Médecine de collectivités :



Stress, immunité et pathologies.


Pathologies des collectivités et bien-être animal.

 

 Le lien entre les pathologies des collectivités et la notion de bien-être / souffrance animale peut ne pas sembler évident au premier abord. En effet, ces deux problématiques des groupements d’animaux, bien que très souvent évoquées, sont presque toujours traitées de manière indépendante et cloisonnée.

 D’une part, on peut dresser une « liste » de maladies (digestives, parasitaires, infectieuses,…) avec leurs étiologies, symptômes, et traitements, et dans le cas des collectivités, des stratégies médicales ou de conduite d’élevage pour les éviter. On notera que dans tous les cas, ces pathologies ont un caractère cyclique et/ou chronique sur lequel nous reviendrons plus loin.

D’autre part, le bien-être animalpeut se définir selon différentes approches. Une approche « affective » que chacun peut définir selon sa sensibilité, souvent teintée d’anthropomorphisme. Une approche scientifique qui définit, par des critères mesurables et des études rigoureuses, les facteurs qui influencent le bien-être des individus. Et une approche législative, qui d’après les études précédentes définit les critères et les conditions d’élevage et de transport de différentes espèces (surfaces et revêtements des chenils, aménagements, etc…). Ces mesures législatives doivent assurer l’absence de souffrance des individus dans une collectivité…elles sont connues de tout professionnel.

Y-a-t-il un lien entre le bien-être animal et la « liste » des pathologies des collectivités ?


Bien-être animal et stress / stress et pathologies médicales.


Si l’on regroupe des différentes approches du bien-être (affectif, scientifique et législatif) on peut synthétiser la  définition suivante : « le bien-être animal est la possibilité pour un individu d’exprimer les comportements propres à son espèces ».

 Il y a dans cette définition une notion de BESOINS qui sont hiérarchisés (Broom et Johson, 1993). A un premier niveau : il s’agit de la liberté de manger, boire, dormir. A des niveaux moins "fondamentaux" : la possibilité d’avoir des activités exploratoires, des interactions sociales, de vivre sans douleur ni maladie (Hurnik et Lehman, 1985). Ainsi le premier lien entre bien-être et pathologies, c’est que la maladie crée la souffrance. Mais nous allons voir également que le manque de bien-être engendre la maladie.

Le lien qui fait qu’un animal en situation de mal-être va développer une pathologie médicale, c’est le STRESS.

Le stress, dans sa définition physiologique, est un phénomène adaptatif : il sert à rétablir un équilibre lors de la modification de l’environnement d’un individu (Hans Selye, 1956).



 


 Lors d’une modification soudaine de l’environnement, le cerveau envoie des informations qui vont activer l’hypothalamus. Cette glande va à son tour stimuler la glande médullo surrénale par un neurotransmetteur. La conduction est extrêmement rapide puisqu’elle se fait à la vitesse d’un influx nerveux. La finalité de cette chaine d’activation est la sécrétion par la médullo surrénale d’une hormone libérée dans le sang : l’ADRÉNALINE. Cette dernière va mobiliser les réserves énergétiques de l’individu, stimuler sa vigilance et lui permettre de répondre au stimulus stressant (fuite, agression, …) et de s’y adapter pour un retour à « l’équilibre ». C’est la PHASE D’ALARME, ou STRESS AIGÜE.



 


Si l’agent stressant persiste ou si l’animal n’a pas les capacités cognitives pour s’y adapter (pas de retour à l’équilibre), la cascade nerveuse est modifié et aboutit au cortex de la glande surrénale qui va libérer dans le sang des GLUCOCORTICOÏDE (cortisone naturelle). Ces derniers permettent une mobilisation des réserves énergétiques à long terme. C’est la PHASE DE RÉSISTANCE ou STRESS CHRONIQUE.







Enfin la PHASE D'ÉPUISEMENT apparait lorsque l’animal ne s’adapte pas à son environnement et que ses ressources physiologiques deviennent insuffisantes. Le taux de glucocorticoïdes circulant devient excessif. 


Les conséquences sont l’apparition de pathologies et de déficiences : immunosuppression (Dantzer et Kelley, 1989), atteintes tissulaires, diminution de la neurogenèse…

Stress et gastroentérologie

 

Les manifestations digestives les plus fréquentes d’un stress chronique sont les vomissements et les diarrhées.

 Les vomissements chroniques liés au stress, lorsqu’ils ont lieu à jeun, sont liés à une acidité gastrique trop importante induite par la cascade hormonale du stress. On parle de gastrite qui peut évoluer en ulcères de la muqueuse de l’estomac. 
Les vomissements survenant juste après une consommation d’aliments ou d’eau en très grande quantité sont apparentés à des régurgitations et doivent faire penser à des troubles anxieux de type boulimie ou potomanie. Il faut évidemment exclure toute cause organique de vomissements avant de conclure à une cause comportementale.

Les diarrhées liées au stress sont très fréquentes. Elles peuvent être liées soit à l’effet direct du système immunitaire sur les muqueuses digestives (côlon irritable) soit à une plus grande réceptivité d’un individu aux pressions microbiennes ou parasitaires de l’environnement à cause de la baisse de l’efficacité de ses défenses immunitaires. 

Stress et dermatologie

 

C’est la conduite d’élevage qui détermine la pression écologique des ectoparasites sur la collectivité.

 Néanmoins un stress chronique peut conduire à « dérégler » le système immunitaire et exacerber les manifestations allergiques cutanées (puces, allergies de contact, pollens...) et induire un prurit important et des lésions dermatologiques majeures et récidivantes. A son tour, le prurit et la douleur qu’il entraine peut induire une situation de souffrance…
En dehors de toute réaction allergique, certaines lésions de la peau peuvent être causées par des comportements auto centrés excessifs : on parle alors de plaies de léchage bien souvent chroniques. Elles sont un signe majeur de mal-être.




Alopécie extensive féline psychogène chez un chat vivant exclusivement en intérieur et présentant de nombreux signes d'anxiété.

Stress et reproduction

 

De très nombreuses études permettent de mettre en évidence un lien direct entre un état d’anxiété chronique et des difficultés de conduite de reproduction. Les modifications hormonales induites entrainent des retards de chaleur et/ou des saillies non fécondantes. Dans ces situations, le développement comportemental des chiots, au contact avec une mère anxieuse et dans un milieu non propice à l’exploration, ne leur permettra pas de développer des capacités cognitives optimales et de produire des chiots avec de bonnes capacités adaptatives.

Stress et pathologies virales

 

Comme vu précédemment, le stress chronique induit une plus grande réceptivité des individus aux microbes et l’expression de pathologies entre autres virales. Dans le cadre des collectivités, le grand pouvoir de contagion des virus entraine souvent une épidémie.
 Si un individu nouvellement introduit dans un élevage et non compétant face aux virus de ce système écologique développe des symptômes (Toux de chenil, entérite virale…), il va excréter une très grande quantité de virus qui vont contaminer l’ensemble de l’élevage.
 Dans ce cas c’est l’introduction d’un nouvel individu « innocent » qui modifie la pression microbienne de la collectivité, et « seule » la gestion d’élevage est à mettre en cause.

 Mais en dehors de l’introduction d’un nouvel individu, un animal immunodéprimé pourra avoir le même rôle d’excréteur-contaminant pour toute la collectivité. Cette fois il faut envisager l’hypothèse du stress chronique pour expliquer CES épidémies.



Mais ça n'est pas parce que le stress PEUT induire des maladies chroniques qu'il est systématiquement en causes dans les maladies collectives récidivantes!! Dans la suite de cet article, je développerai les signes comportementaux de stress qui peuvent être objectivés, les facteurs clefs sur lesquels peuvent porter les aménagements d'une refuge ou d'un élevage (isolement, hébergement, manipulations, manque de prévisibilité etc...)



 Dr BOUVRESSE Antoine



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